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14 octobre 2015

Rythmes : en petit "comité"...

En introduction du comité de suivi des rythmes scolaires du 17 septembre, le DASEN s’est félicité du bilan d’étape dans le département, selon lui "tout à fait à la pointe, exemplaire".

C’est en petit "comité" que le bilan d’étape nous a été présenté. En effet, en l’absence remarquée des élus, seule une douzaine d’invités a participé aux débats, représentant l’administration, la CAF, jeunesse et sport, la FOL, l’USEP, les parents d’élèves (FCPE) et les syndicats enseignants.

Lors de cette réunion, le DASEN et son adjoint ont présenté à l’assistance un diaporama dressant un bilan des PEDT (projets éducatifs territoriaux) et des activités périscolaires dans le département. L’occasion pour notre DASEN de s’enorgueillir d’un département qu’il juge "exemplaire" et "en ordre de marche"...

Dans la Nièvre, sur 153 communes ayant au moins une école, seules trois (Crux-la-Ville, Bazolles et Ville-Langy) n’ont pas conclu de PEDT, condition obligatoire pour bénéficier de l’aide de l’état. Résultat, aucune activité périscolaire n’est mise en place dans ces communes. Et dans d’autres, l’amplitude de la journée des enfants est toujours la même, tributaire le plus souvent des transports scolaires.

Dans les 150 autres communes, les activités sont "riches" selon le DASEN, complémentaires avec ce qui se fait pendant le temps scolaire, loin d’être de "l’occupationnel". Partout ? On en doute. Les activités physiques et sportives, et artistiques et culturelles, sont les plus représentées. et 91 % d’entre elles se déroulent dans les locaux scolaires. Ce qui ne manque pas de poser des problèmes dans certaines écoles.

30 % des communes organisent les NAP (nouvelles activités périscolaires) sur une seule journée par semaine, 15 % sur deux jours et 55 % sur au moins trois jours, représentant 2 à 3 heures par semaine. Par contre, 16 communes, soit le double de l’année dernière, demandent une participation financière, variable selon les sites concernés. Une tendance (10 % des communes !) qui n’est pas sans nous inquiéter.

Autre point mis en avant par l’administration : dans 80 % des communes, tous les élèves participent aux NAP. Mais la "réussite" de cette réforme doit-elle se juger sur la participation aux NAP ? Ou sur le fait que 75% des intervenants sont des agents territoriaux ou recrutés par les communes ?

Au SNUipp-FSU, on ne le pense pas. Elle se jugera surtout sur l’impact qu’elle aura sur les résultats scolaires. Et bien que l’administration avance une meilleure "mise en route dans les activités" ( ?) grâce aux cinq matinées de classe, elle admet, et nous avec, que c’est "difficilement évaluable". Les représentants du SNUipp ont fait remarquer que la mise en route serait sans doute plus efficace le lundi matin si les écoles avaient eu la possibilité de choisir de travailler le samedi plutôt que le mercredi.

A ce propos, le ministère a annoncé qu’une évaluation de l’impact de la réforme sur les apprentissages et les résultats des élèves serait menée à partir de cette rentrée sur la période 2015-2017. En parallèle, la question de la fatigue de l’enfant fera également l’objet d’une recherche.

Pour la première fois depuis la mise en place de la réforme, l’administration admet d’ailleurs que les élèves sont plus fatigués, surtout les jeudis et vendredis après-midi. Selon Mme Gien, les enseignants doivent en tenir compte dans leurs emplois du temps, de même que dans la quantité de "devoirs" donnés à leurs élèves.

De même, la question de l’école maternelle, pour qui les nouveaux rythmes ne sont pas adaptés, a été évoquée. Selon le DASEN, il faut "respecter une alternance équilibrée entre temps d’activité et temps de repos", et "organiser avec un soin particulier la transition entre le scolaire et le périscolaire". Bref, on n’est guère plus avancé...

Enfin, les représentants du SNUipp-FSU 58 ont fait remarquer que les grands oubliés de ce bilan étaient... les enseignants, dont il n’était jamais fait référence. Et de rappeler que selon une enquête de notre organisation syndicale, 68 % des PE estiment que leurs conditions de vie personnelle et professionnelle s’étaient dégradées depuis la mise en place de la réforme, aussi bien en terme de temps que de pouvoir d’achat.

 

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