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7 avril 2016

Enfin le dégel mais pas encore le printemps !

Alors que le point d’indice sera finalement revalorisé d’1,2%, le SNUipp-FSU continue à revendiquer une amélioration sensible de la situation salariale des enseignants du primaire. Le mot d’ordre de grève unitaire du 22 mars pour nos salaires a du être levé dans la Nièvre, faute de…. combattants. Explications.

Le rendez-vous salarial du 17 mars a rendu son verdict. Le salaire des fonctionnaires va finalement être dégelé et bénéficier d’une "petite" revalorisation de 1,2 % en 2 fois (0,6 % au 1er juillet 2016, puis 0,6 % au 1er février 2017).

Après six ans de blocage de nos salaires et un passif s’élevant à près 8 %, on sort enfin du gel du point d’indice. Nous constatons surtout que notre pression constante et nos mobilisations, notamment le 26 janvier dernier, ont obligé le gouvernement à réévaluer son hypothèse de départ d’un maintien du gel ou d’une augmentation symbolique de 0,3 %.

Pour autant, il s’agit plutôt d’un « micro dégel », très en deçà des attentes des agents, et dont les effets ne seront pas visibles immédiatement sur leur fiche de paye. Il faudra attendre juillet pour bénéficier d’un premier petit coup de pouce, puis février 2017 pour le second. Tout cela reste largement insuffisant.

Le contentieux salarial est loin d’être réglé pour l’ensemble des fonctionnaires et de manière spécifique pour les enseignants du primaire dont la faible rémunération est pointée du doigt. Nous continuons de demander la tenue d’autres rendez- vous « salaires » qui permettent d’aboutir à un vrai plan de rattrapage de notre pouvoir d’achat.

Dans le même temps, il est urgent de régler la situation des enseignants du primaire dont la faible rémunération est soulignée rapport après rapport. Améliorer nos carrières et porter l’ISAE à 1 200 euros (à parité avec l’ISOE du second degré) est plus que jamais d’actualité alors que vont s’ouvrir des discussions dans l’Éducation nationale.

Depuis des années, la FSU et ses syndicats dont le SNUipp, n’ont eu de cesse de dénoncer la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires. Nous avons toujours essayé de le faire dans le cadre le plus unitaire possible. Ainsi le 26 janvier, avec la CGT, FO et Solidaires nous avons appelé à la grève pour le dégel du point d’indice et des mesures immédiates de rattrapage.

Le 26 février, toutes les fédérations de fonctionnaires se sont réunies et le communiqué de presse commun disait : « Les organisations syndicales, Cgt, Cfdt, Cgc, Fa-Fp, Fsu, Solidaires et Unsa porteuses des exigences des agents publics jugeront à cette aune les annonces qui seront faites par le gouvernement. Si celles-ci étaient trop éloignées de leurs attentes et de celles des personnels qu’elles représentent, elles en appelleront à la mobilisation des agents de la Fonction publique y compris par la grève et les manifestations. » Toutes, à part l’UNSA qui attendait les propositions du ministère pour décider, avaient acté qu’il y aurait grève le 22 mars.

Mais après une réunion nationale, nous avons été contraints de constater l’échec de cette bataille. Il n’y avait plus de grève unitaire possible. Au moment où le gouvernement, suite aux pressions que nous avons exercées, vient de lever symboliquement le gel des salaires (pour autant, le geste reste largement insuffisant pour régler le lourd passif), nous aurions dû en profiter unitairement pour exiger de réelles mesures de rattrapage. Mais compte tenu de ce contexte, il était de notre responsabilité, nous retrouvant seuls, de lever l’appel à la grève du 22 mars.

Nous vous proposons également de vous adresser au Premier ministre (cliquer sur le lien) pour que la revalorisation des salaires des enseignants du primaire soit une priorité. Le 22 mars, nous irons porter publiquement cette lettre à Matignon avec l’ensemble de vos signatures.

Nous vous appelons à être massivement en grève le 31 mars pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail parce que les régressions qu’il contient en entraîneront aussi dans la fonction publique. Il est au contraire nécessaire d’obtenir de nouveaux droits, synonymes de progrès social et de gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire.

 

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