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3 janvier 2018

Audience à la préfecture : l’intersyndicale dénonce la pénurie des contrats aidés

L’intersyndicale nivernaise (CGT Educ’action, SGEN-CFDT, SE-UNSA et FSU) a été reçue mercredi 18 octobre par le Secrétaire Général de la préfecture.

La demande d’audience en date du 22 septembre a été motivée par la vive inquiétude des enseignants des écoles face à l’annonce de la fin des contrats aidés dédiés à la direction d’école et à la diminution drastique du nombre d’AVS accompagnant les élèves en situation de handicap. La FSU a rappelé, en introduction de cette audience, que l’intersyndicale a voulu être entendue en préfecture car la problématique des contrats aidés est bien du ressort de l’Etat et des choix gouvernementaux.

La Préfecture évoque le chiffre de 50 élèves non accompagnés au 31 août. De notre côté, nous estimons avoir atteint le pic de 120 élèves avec notification qui n’ont pas été accompagnés durant cette première période scolaire. La crise du recrutement est aussi là. Trouver la personne compétente au bon moment sur un secteur géographique donné n’est pas toujours chose facile.
Et cette situation ne peut que s’aggraver dans les mois à venir... Des nouveaux besoins en accompagnement vont apparaître et des contrats CUI vont arriver à leur terme.

En cette rentrée, c’est 23 000 contrats aidés qui ont été supprimés dans l’Education nationale. Et cela va continuer l’année prochaine... La totalité des contrats est dédiée à l’accompagnement des élèves en situation de handicap et entraîne ainsi la suppression totale de l’aide administrative à la direction d’école.

Quelques chiffres pour le volume global d’emplois aidés :

2016 : 479 000 contrats aidés

2017 : entre 310 000 et 320 000 contrats aidés

2018 : Le projet loi de finance annonce 200 000 contrats aidés.

Entre 2016 et 2018, c’est donc plus de 50% des contrats aidés qui seront supprimés. Le Secrétaire Général de la Préfecture a bien précisé qu’à terme tous les contrats aidés vont disparaître afin que le budget des contrats aidés soit basculé vers la formation professionnelle.

A la FSU, nous demandons que tous les bénéficiaires de contrats aidés aient l’assurance d’arriver au terme de la durée maximale de contrat et d’obtenir des perspectives professionnelles. Les missions exercées par ces personnels doivent être reconnues et évoluer vers de véritables métiers de la Fonction publique, stables, pérennes et correctement rémunérées.
C’est pour cela qu’à la FSU, nous resterons vigilants quant à la possibilité d’actionner d’autres leviers pour faire face aux besoins et à la continuité des missions. Mutualiser les AVS n’est pas la solution : chaque élève a le droit d’être accompagné selon la quotité de la notification MDPH et non en ayant un accompagnement au rabais. Ou alors en utilisant le dispositif du service civique.

L’intersyndicale a également souligné la souffrance des collègues : outre celle des directeurs, en manque d’aide administrative, il y a la souffrance de ceux qui n’ont pas l’AVS escompté et qui n’ont pas de visibilité. Souffrance aussi des AVS en contrat aidé qui craignent pour leur sort qui est incertain, sans parler de la souffrance des élèves (celui qui est sans accompagnant mais aussi le reste de la classe).

Hors Education Nationale, la FSU a également dépeint les incidences de la mort des contrats aidés dans l’activité des associations qui s’investissent dans :

- l’animation en faveur des enfants

- l’aide à domicile

- la lutte contre l’isolement des personnes âgées

La FSU 58 insiste sur l’importance de la présence de ces organismes qui, bien souvent, pallient les manquements des services publics supprimés en certains endroits, surtout dans notre département très rural.

Le Secrétaire Général de la Préfecture expose les fondements de ces suppressions, et se veut "rassurant". Certes, dans l’Education Nationale des CUI sont « glissés » en AESH mais ces glissements ne compensent pas le « manque à gagner » de la diminution et ne résout pas les problèmes de pénurie. Le Secrétaire Général de la préfecture précise que les priorités sont donnés plus en terme de postes que de personnes et évoque les 4 ou 5 cas dérogatoires (tel un emploi à l’Epicerie Solidaire ) … Très à la marge, en fait.

En peu de mots, la demande forte de la FSU est la reconsidération de ces mesures dont les décideurs n’ont pas dû anticiper les effets délétères sur la population.

 

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