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21 février 2009

résistance : mode d’emploi

Echos des assises de l’école


  Rien ne sera facile mais nous (syndicats, associations complémentaires de l’école) pouvons être forts si nous agissons "derrière une seule banderole, celle de l’ École Publique" (malgré nos divergences, mais d’une voix harmonieuse), si nous continuons d’avoir le soutien des parents d’élèves en dépit de la communication ministérielle. Les enseignants peuvent faire acquérir aux enfants, par leur enseignement, les bases du futur citoyen. Les mesures imposées ne marchent pas et c’est l’élève lui-même qui fera de la résistance aux nouveaux programmes : il ne supportera pas le "transmissif" qui en découle et c’est à nous, pédagogues, de tenir compte de son mode d’acquisition, pour des apprentissages qui ont un sens pour lui. 
  « Chacun, en faisant preuve d’initiatives, peut donc faire de la résistance là où il est, de la résistance constructive » estime D.Arrêteau.
  Comme l’a exposé Eddy Khaldi, les actuelles incohérences des mesures mises en place, les propos que les enseignants jugent « déplacés » à leur égard sont tous les leviers d’un système de destruction de l’Ecole Publique très construit et élaboré depuis les années 70. L’idée de la supériorité du religieux sur le laïc anime les hautes sphères de l’Etat en matière d’éducation et l’on assiste à cet étrange paradoxe d’un Etat qui saborde sa propre administration en transformant tout fait divers en fait de société. Tout est "désinstitutionnalisé" (IUFM, carte scolaire, absentéisme...) et l’on entre dans une logique de service avec une mise en concurrence des établissements alors que l’ École a une mission constitutionnelle d’intérêt général. Avec quelle méthode ? L’asphyxie des moyens : diminution importante du nombre de postes, suppression des rased, appauvrissement des programmes, diminution du nombre d’heures de cours, attaque contre la scolarisation des 2-3 ans voire contre la maternelle toute entière.

  Gilbert Dalgalian, pour sa part, a repris son bâton de pèlerin ( !). Exaspéré par la non prise en compte par l’ Etat, des événements dans les banlieues et des inquiétudes lors du projet du CPE. Il invite à « construire des résistance » par l’action ; parmi les 13 sujets abordés avec pragmatisme dans son ouvrage Reconstruire l’éducation ou le désir d’apprendre (Editions du temps, soutenu par l’institut de recherches de la FSU et disponible dans nos locaux à Nevers), il en choisit 4 en ce samedi 14 février :
 
- l’évaluation : une note évolutive dans un certain laps de temps permettra à l’élève de construire son savoir, de coopérer avec ses pairs, développer un travail en autonomie jusqu’à l’obtention d’une note acceptable, témoin de ses progrès.

- le statut de l’élève : l’inégalité légitime face au savoir entre l’enseignant et l’apprenant ne doit pas engendrer d’inégalité dans la communication. L’exercice de la démocratie doit s’instaurer dans la vie de la classe et ne pas se contenter de trouver sa place dans le seul discours en heure d’instruction civique.

- l’accueil des migrants : le danger est de faire tabula rasa des savoirs et de provoquer ce mépris intériorisé que les parents ressentent déjà de par leur situation. La valorisation culturelle peut passer par un « pensez-y et comparez avec votre langue » afin d’éviter des dégâts symboliques affectifs.

- le parcours pédagogique se doit d’être mieux balisé et les tâches ancrées dans le temps, l’espace, le concret pour faire sens  ; l’élève ne peut pas apprendre s’il y a inflation d’informatif : tous les enfants ne sont pas conceptuels et le cerveau réagit aux stimuli en « approximations optimisantes ». C’est tout l’intérêt de « la main à la pâte », des projets d’ Ecole bien conçus et de la pédagogie Freinet. Le travail en binôme et les classes à plusieurs niveaux s’avèrent fructueux car la cartographie du cerveau entre pairs est plus proche que celle de l’enseignant et de l’apprenant. « C’est la forme qui forme ».
 
Voilà à travers ces quelques exemples, l’esprit de cet engagement militant qui redonne espoir au cas où nous aurions été tentés de nous laisser aller un instant au découragement ...

 

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