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18 décembre 2007

UNE JOURNÉE POUR LA DIRECTION ET LE FONCTIONNEMENT DE L’ÉCOLE

Le SNUipp a osé parler de la direction avec la profession !

Alors qu’un protocole a été signé ! Alors que base-élèves est lancé ! Alors que les EPEP « ressortent du chapeau » ! Alors que la grève (ou blocage c’est selon) administrative n’est suivie que par une poignée de collègues ! Oui il faut débattre encore et encore, débattre pour trouver des solutions à la crise que traversent les directeurs et directrices d’école.

Et cela a été fait le mardi 23 octobre à Paris à partir d’éléments fournis par plusieurs intervenants.

En premier lieu, Claude Lelièvre (professeur d’histoire de l’éducation à Paris V) a apporté un regard historique sur le sujet. Une circulaire ministérielle de 1908 instituait les conseils de maîtres dont le directeur était le coordonnateur. Celui-ci était choisi pour son expérience et ses compétences.
C. Lelièvre a rappelé aussi le projet des maîtres directeurs de Monory de 1985. Ce ministre voulait instituer des supérieurs hiérarchiques, l’autonomie des écoles devenues Etablissements, la promotion au mérite. Ce projet avait été rejeté massivement par la profession. Sans doute était-ce trop tôt car revoilà ces mêmes thèmes dans le programme du président Sarkozy. Mais la leçon a été comprise, et comme le dit Alain Madelin, il faut maintenant bouleverser l’école par une « révolution tranquille ».
Les témoignages de divers collègues venus de toute la France (du directeur complètement déchargé à la direction collégiale en passant par la coordonnatrice de RPI…) ont apporté leur vision de l’école démontrant ainsi qu’elle n’était pas une et indivisible. Acceptera-t-on de passer sous la coupe des collectivités locales ? Le débat a montré la complexité des attentes de chacun mais renforcé le sentiment que ce qui se fera à l’école dépend en premier lieu des enseignants eux-mêmes.

Acceptera-t-on de changer les relations entre nous ? Le directeur deviendra-t-il un supérieur hiérarchique prenant toutes les décisions, assignant les objectifs à atteindre –objectifs qu’il n’aura pas forcément lui-même définis mais qui lui auront été imposés par tel ou tel conseil d’administration- et tout cela sur fond de concurrence entre les écoles libérées du carcan de la carte scolaire et du mouvement des enseignants régi par le paritarisme.
Avant la conclusion, il a été rappelé que grâce à l’action syndicale, grâce à la grève administrative, les directeurs d’écoles de moins de 8 classes ont obtenu une journée de décharge (à partir de 1998).

Ces Etats Généraux ont fini sur un appel (voir ci-dessous) ! Nous devons nous emparer de celui-ci, faire comprendre à chacun qu’il en va de l’existence même de l’école telle que nous la connaissons. Pour régler les problèmes des directeurs, commençons par répondre aux problèmes déjà identifiés mais auxquels de mauvaises réponses (ou incomplètes) ont été données : des postes de secrétaires administratifs, du temps, une reconnaissance pécuniaire.

Jimmy Derouault

 

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