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22 octobre 2012

Rythmes : de riches débats

Samedi 20 octobre, enseignants, parents d’élèves, élus du département ont pu débattre de la question des rythmes scolaires grâce au SNUipp 58. Des avis pas toujours partagés, mais de fructueux débats.

C’est dans la jolie salle du cellier du goût de La Charité sur Loire que se sont retrouvés les professeurs des écoles nivernais, venus faire entendre leur voix sur le sujet "brûlant" des rythmes scolaires. A cette occasion, Pascale Bertin, secrétaire départementale adjointe du SNUipp, avait invité Marianne Baby, secrétaire générale adjointe du principal syndicat du premier degré, Elisabeth Barbeau, représentant l’Union Amicale des Maires de la NIèvre, et Marie Coquoin et Gilbert Manin pour la FCPE (fédération des conseils de parents d’élèves) de la Nièvre.

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De gauche à droite Elisabeth Barbeau, Pascale Bertin, Marianne Baby, Christophe Bolle, Marie Coquoin et Gilbert Manin.

La diversité des interventions a confirmé si besoin était que le sujet des rythmes scolaires divise et que les avis, y compris chez les enseignants, ne sont pas toujours partagés. Ceci dit, si les opinions divergent sur certains points, il y a un constat sur lequel chacun s’accorde : les premières propositions du Ministre, avec le retour à neuf demi-journées, avec une journée de 5H30, dont une demi-heure d’aide aux devoirs assurée quotidiennement par les enseignants, ne conviennent à personne !

Pour la FCPE, la proposition est plutôt "simpliste" et l’objectif de diminuer "réellement" la journée des élèves n’est pas atteint. Par contre, d’après les parents d’élèves, le fait d’effectuer les devoirs à l’école permettrait de réduire les inégalités. A ce sujet, certains enseignants ont souligné que les devoirs constituaient un lien avec les familles. Et de faire le parallèle avec les "études dirigées", mises en place sous Bayrou en 1994, placées dans les emplois du temps, mais jamais vraiment appliquées. Et quid des devoirs en maternelle ?

De leur côté, les élus reconnaissent que "le nerf de la guerre, c’est l’argent", soulignant "les disparités entre les petites et les grandes communes". "Qui paie si on raccourcit la journée de classe ?" demande Marianne Baby. D’après le premier scénario de ministère, l’Etat (soit les enseignants !) prendrait la moitié à sa charge (la demi-heure d’aide aux devoirs), les collectivités en prenant l’autre moitié. Du "bricolage", selon la secrétaire générale adjointe du SNUipp, qui souligne également que "le temps périscolaire doit être complémentaire et pas substitutif à l’école".

Chez les enseignants présents, les avis divergent quant à l’organisation de la semaine scolaire. Certains plaident pour le maintien de la semaine de quatre jours, d’autre pour le mercredi matin, d’autres encore pour le retour du samedi matin, propice aux contacts avec les familles. Par contre, chacun s’accorde sur les implications sur la vie personnelle des enseignants du retour à la semaine de quatre jours et demi : plus de coût pour les enseignants (déplacements, garde d’enfants...), 25 heures devant toute la classe au lieu de 24 heures, pour quelle compensation financière ? La récente "sortie" de Vincent Peillon sur les enseignants qui auraient compris qu’il fallait faire des sacrifices passe mal chez les collègues !

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Des enseignants attentifs et des débats animés !

Pour le SNUipp, il faut "jouer à la fois sur le temps de travail, qui doit être allégé ("23 heures, on prend !") et sur les salaires". Ce qui compte selon Marianne Baby, c’est "la qualité de travail". "L’amélioration de la qualité de vie des enseignants, pour nous, c’est quelque chose qui compte". Hors de question que cette réforme dégrade les conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants. "Si nous changeons, c’est pour du mieux !" Pour le SNUipp, il faut repenser le temps de travail des enseignants et tracer les perspectives d’une revalorisation.

En conclusion, le constat est partagé par tous : à elle seule, la révision des rythmes scolaires ne saurait constituer la recette magique. La réussite scolaire passera surtout par des choix politiques en matière d’effectifs, de programmes, de conditions d’exercice du métier... "Le scénario proposé aujourd’hui par le Ministre est impossible à mettre en oeuvre" tonne ainsi Marianne Baby. Le SNUipp mettra tout en oeuvre pour le faire changer, pour faire prendre en compte la parole des enseignants. De novembre à début décembre, des discussions avec le ministère auront lieu, et les représentants du SNUipp comptent bien se servir des réunions d’information syndicale organisées dans tout le pays, et des résultats de la grande enquête qu’il a lancée, pour peser dans le débat.

 

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