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SNUipp-FSU de la Nièvre (58)

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7 mars 2013

Rythmes : le SNUipp 58 reçu par la conseillère du Ministre

A l’occasion de la visite de Vincent Peillon à Nevers vendredi 15 février, le SNUipp-FSU, qui n’était pas convié au "raout" avec les Maires, a été néanmoins reçu à sa demande par Emilie Mirdjanian, conseillère technique du Ministre de l’Education Nationale, en présence de Mme Malvy, secrétaire générale de la Direction Académique de la Nièvre. L’occasion de lui faire part des inquiétudes de nos collègues qui se sont exprimées lors de la journée de grève du 12 février, et de faire remonter les questionnements et les attentes spécifiques à notre département.

Dans un premier temps, les délégués du SNUIpp-FSU 58 ont tenu à exprimer leurs regrets de ne pas avoir, malgré leur demande, été invités à la réunion entre le Ministre et les maires du département. D’autant plus qu’à cette réunion, à laquelle assistaient également le DA-SEN et les IEN, étaient conviés... quelques directeurs "triés sur le volet". La conseillère explique alors que c’est une procédure normale et qu’il s’agit d’un choix « local » d’inviter des directeurs à s’exprimer. Nous lui rappelons le rôle des représentants du personnel élus et que les directeurs n’ont pas vocation à parler au nom des collègues. Ce à quoi elle nous répond qu’ils s’exprimaient à titre personnel en totale liberté.

Pourtant, la mobilisation du 12 février en France et dans la Nièvre a démontré si besoin était que cette question, au-delà de tout corporatisme, dont les enseignants du premier degré, « malmenés » depuis de nombreuses années, se sentent régulièrement « accusés » à tort, inquiète fortement les collègues. La conseillère du Ministre a dit "comprendre l’exaspération" des collègues.

Les représentants du SNUipp ont commencé par rappeler les demandes de leur syndicat dans le dossier des rythmes scolaires, la position assumée du SNUipp-FSU de revenir sur la semaine de 4 jours et de ne pas rester à un statu quo mais changer pour du mieux. En effet, si le SNUipp reste favorable au principe de la réforme, il redoute qu’aujourd’hui, « la priorité au primaire » se réduise à la seule question de faire classe le mercredi matin ou pas. Or, une réforme des rythmes ne règlera pas seule le problème de la difficulté scolaire.

A notre demande d’un report systématique à 2014 en cas d’adoption d’une motion de conseil d’école en ce sens, la conseillère ministérielle a répondu que Le Conseil d’école, tout comme le Maire, est force de proposition mais le DASEN ne sera pas amené à accepter les demandes systématiquement. Il prendra sa décision après avis du maire. Au final le DASEN va organiser en prenant en compte l’intérêt du service.
Par contre, elle a confirmé que les demandes de dérogation des municipalités pour reporter l’application de la réforme à 2014 seront acceptées sans justificatifs. En cas de désaccord entre les Mairies et les enseignants, le DASEN ne négligera aucun avis et se positionnera en fonction de l’intérêt du service.

Concernant les dérogations pour le samedi matin, qui "ne constitue pas une piste de travail" pour notre Directeur Académique (groupe technique de janvier), la conseillère du Ministre a indiqué qu’"aucune piste de travail ne sera négligée" et que "le samedi matin doit être justifié par un projet territorial qui tienne la route". Mme Malvy affirme que le DASEN s’inscrivait dans cette démarche, et ajoute que "les chronobiologistes insistent sur la continuité avec le mercredi matin", affirmation à laquelle nous rétorquons que les chronobiologistes comme Claire Leconte proposent certes la continuité de l’école mais avec le samedi matin et que l’académie de médecine, elle, propose clairement le retour du samedi matin dans l’intérêt de l’enfant.

Nous avons exprimé notre désaccord avec certains projets qui consisteraient à allonger démesurément la pause méridienne. Au delà de deux heures, les projets sont, pour nous, difficilement acceptables car il ne s’agit non seulement pas d’un raccourcissement de la journée de l’élève mais également d’un allongement du temps de présence à l’école des enseignants. De plus, où travailleraient-ils si des activités périscolaires ont lieu dans la classe (les mairies notamment dans le rural, mais pas seulement, sont dans l’impossibilité de proposer d’autres locaux) ?

Concernant nos rémunérations, la conseillère du Ministre a insisté sur le fait que « le ministre s’est engagé à déconnecter la question du salaire des enseignants de celle des rythmes ». Malgré la faiblesse des salaires des PE et leur déclassement officiel, et le coût financier que représente cette réforme pour beaucoup de professeurs des écoles, il n’est donc toujours pas question d’obtenir une compensation financière dans le cadre de cette réforme. Pourtant, nous avons insisté sur le fait que, surtout dans un département rural comme le notre, le passage à neuf demi-journées allait forcément engendrer des frais pour nos collègues, en terme de transport et de garde d’enfant notamment. Emilie Mirdjanian rappelle que des discussions sont actuellement en cours pour la revalorisation des salaires et que le MEN connait la situation des PE.

Nous avons dénoncé le fait que des "pressions" sont quelquefois exercées sur des enseignants pour que ceux-ci ne s’expriment pas contre cette réforme lors par exemple de réunions publiques. Le ministère n’a pas la connaissance de telles situations, la direction des services académique de la Nièvre non plus, le rôle des IEN n’étant pas, selon eux, d’infléchir un choix d’équipe pédagogique en accord avec les municipalités...

Nous avons expliqué que lors de l’assemblée générale organisée par le SNUipp de la Nièvre le 12 février, les collègues ne se sentaient pas concertés sur cette réforme des rythmes alors que le MEN prend le temps d’entendre les revendications des mairies, des collectivités locales,... La conseillère a rappelé que la concertation a eu lieu avec chacun des protagonistes intervenant dans cette réforme. Ce à quoi nous lui avons rétorqué que le SNUipp a demandé depuis le début de l’année scolaire une journée banalisée pour que les enseignants aient un temps de concertation. Entre collègues mais également avec les collectivités. L’obtention de cette journée aurait été un geste fort marquant un changement avec les gouvernements précédents. Nous avons réitéré cette demande car, en effet, de plus en plus de collègues organisent ou participent à des réunions sur leur temps personnel, situation qui n’est pas acceptable.

Enfin, nous avons affirmé à la conseillère technique du MEN qu’il n’est absolument pas envisageable pour les enseignants que les animations pédagogiques ou conférences aient lieu le mercredi après-midi. Le mercredi après-midi doit rester un temps personnel pour les professeurs des écoles mais aussi un temps de préparation des enseignements pour la classe.

Nous avons profité de cette "rencontre" pour évoquer un certain nombre d’autres sujets, autres que les rythmes scolaires :
-Les difficultés rencontrées dans la Nièvre par les collègues désireux de rejoindre un autre département dans le cadre des mutations inter-départementales
-Notre demande de la mise en place d’un véritable "deuxième mouvement" avec saisie des vœux pour les mutations intra-départementales.
-L’indispensable présence de l’IUFM de Nevers dont la place doit être réaffirmée et consolidée dans la formation initiale comme dans la formation continue qui a quasiment disparu. Pas de réponse claire pour l’IUFM de Nevers mais la conseillère a "entendu notre requête".
-Notre refus de la création de postes à profil dans le cadre du « plus de maîtres que de classe ».

 

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