www.snuipp.fr

SNUipp-FSU de la Nièvre (58)

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Rythmes scolaires 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
17 mars 2013

Rythmes scolaires : du temps dégagé pour la mise en place ?

Lors du deuxième groupe technique départemental consacré aux rythmes scolaires, dirigé par le Directeur Académique, M. Stanek, accompagné de M. Gien, DASEN adjoint, et en présence des représentants du personnel, qui s’est tenu jeudi 7 mars, un certain nombre de questions et de demandes ont été formulées par les élus du personnel du SNUipp. Rien de bien nouveau dans les réponses, en attente le plus souvent de directives du ministère.

En préambule, le DASEN a rappelé que les demandes de dérogation pour reporter l’application de la réforme à la rentrée 2014 doivent être formulées au Conseil Général avant le 9 mars (pour les communes dont les transports en dépendent), et à la direction académique au 31 mars. Pour le moment, il a reçu 5 délibérations de conseils municipaux désirant "entrer dans la réforme" seulement en 2014. Même s’il a entendu ou lu qu’un certains nombres de communes allaient formuler une demande en ce sens, il estime qu’il est trop tôt pour avoir une idée précise de la proportion de municipalités qui vont reporter l’application de la réforme. Enfin, il a rappelé que ces demandes recevront un accord de principe.

En cas de désaccord entre les équipes enseignantes (motion de conseil d’école) et les municipalités, le DASEN décidera, après avoir recherché un consensus entre les parties, d’appliquer la réforme dès 2013, son objectif étant de "favoriser son application la plus rapide", et les enseignants étant "des fonctionnaires de l’état" qui "doivent appliquer les normes".
En cas de désaccord sur l’emploi du temps, il arbitrera en faveur de l’organisation qui lui semblera la plus pertinente, avec comme objectif d’harmoniser au niveau local. De la même manière, en cas de désaccord au sein d’un RPI, c’est le président du SIRP (syndicat intercommunal) qui prend la décision.

Pourquoi les demandes de dérogation pour le samedi matin doivent-elles être justifiées par "des garanties pédagogiques suffisantes" ? Ces demandes doivent être justifiées par un projet "qui tienne la route" parce que ce n’est "pas la norme" et que toute demande de dérogation (hormis celle pour le report à 2014) doit être étayée. De toute manière, M. Stanek affirme qu’il n’a pas reçu de demandes pour le samedi matin. Il semblerait plutôt, comme le maire de Nevers l’a confié lors de sa rencontre avec les représentants du personnel, qu’on dissuade les maires de faire une demande de la sorte en leur disant qu’elle sera refusée...

S’il s’avère que l’emploi du temps adopté bloque pour telle ou telle raison, il ne sera pas possible de le modifier en cours d’année scolaire. Selon le DASEN, il serait plus pertinent d’ajuster l’année scolaire suivante plutôt que de modifier en cours d’année, même si les situations devraient être évaluées "au cas par cas".
Les textes ne prévoient pas de durée minimum pour la demi-journée. Cependant, il nous est répondu que "le bon sens" doit l’emporter et que la durée devrait être d’au moins une heure. Pour le DASEN, la matinée doit "être mobilisée au maximum". Concernant les activités périscolaires, il n’y a "pas de norme".

Concernant l’utilisation des classes lors des activités périscolaires, le DASEN a rappelé que les locaux appartiennent aux municipalités qui en disposent comme elles l’entendent. Pour le SNUipp, les salles de classe doivent rester un lieu de travail pour l’enseignant afin qu’il puisse, que ce soit le midi ou le soir, préparer sa classe sereinement. Des accords doivent être recherchés avec les mairies, des conventions signées...
Concernant les transports, trois types coexistent dans le département. Ceux régis par le Conseil Général, ceux avec une organisation municipale et ceux de l’agglomération de Nevers. Pour le moment, il est "un peu tôt", selon le DASEN, pour savoir s’il y a des problèmes. Selon M. Gien, dans le rural, là où la question pourrait se poser de manière plus fréquente, quand la grande majorité des élèves prennent le bus, le périscolaire devrait se tenir plutôt sur la pause méridienne.

La gestion du service des remplaçants, des services partagés, des directeurs déchargés, des enseignants à temps partiel sera "très difficile", reconnait le DASEN, entre les écoles à 4 jours ou 4 jours et demi, et au sein même des écoles qui n’auront pas nécessairement la même durée de service chaque jour. C’est pour cette raison que la circulaire sur le temps partiel, qui sera envoyée "dès que possible", n’est pas encore parvenue dans les écoles, en attente sans doute de directives ministérielles.
Concernant le temps partiel, le DASEN craint qu’il y ait des décalages entre les quotités demandées et celles accordées, la réforme ayant "un impact sur le temps partiel". Peut-être faudra t-il s’attendre à des quotités nouvelles en fonction de l’organisation des écoles... A suivre. En tout cas, les représentants du SNUipp en ont profité pour demander que le temps partiel à 80 % (payé 85,7 %) soit à nouveau proposé dans le département. Réponse du DASEN : "a priori non". On se demande bien pourquoi dans la mesure où c’est un droit dont sont exclus depuis des années les collègues de notre département...

Concernant le mouvement départemental, comme nous l’avions déjà fait remarquer lors du groupe de travail du 25 février dernier (cliquer sur le lien), les participants ne seront pas nécessairement informés de l’organisation des écoles à l’ouverture du serveur (4 avril). Et quid des enseignants qui seraient nommés dans une école fonctionnant à 4 jours et demi et dont les enfants seraient scolarisés dans une écoles ayant reporté l’application de la réforme à 2014 ? L’administration s’engage à faire le nécessaire pour faire paraître dès que possible la liste des communes ayant déposé une demande de report à 2014. Ce que le SNUipp 58 s’engage à faire également, comme chaque année, avec sa bourse d’infos.

Comme, là encore, nous l’avions fait remarquer à la conseillère technique du ministre de l’Education nationale lors de notre rencontre du 15 février dernier (cliquer pour voir), les enseignants ont déjà pour la plupart participé à un certain nombre de réunions sur leur temps personnel pour mettre en place ou débattre de cette réforme. Quel temps leur est-il dégagé ? Le SNUipp, depuis le début de l’année scolaire, réclame une journée banalisée pour tous les enseignants. D’autres possibilités existent, comme prendre sur le volume des heures d’aide personnalisée, quand il en reste. Une demande a été faite en ce sens, le DASEN attendant, une nouvelle fois, des directives de son ministère. Un bémol, si cette demande était acceptée, elle ne concernerait que les écoles qui entreront dans la réforme en 2013, alors que toutes les écoles, même celles dont les municipalités vont demander un report à 2014, ont organisé une concertation. A suivre...

Les délégués du SNUipp ont demandé que des outils soient mis à disposition des enseignants (notamment des directeurs) pour les aider à participer à l’élaboration de projets éducatifs territoriaux (PEDT). A voir, selon le DASEN, des outils seront "peut-être" construits... Des PEDT, non obligatoires, qui doivent constituer selon lui un lien entre le scolaire et le périscolaire, "une philosophie, une impulsion, un sens, une dynamique"... ( !)
Concernant les activités pédagogiques complémentaires (APC), les représentants du SNUipp ont demandé que les choix opérés par les équipes soient respectés, et que ces APC ne soient pas in fine uniquement de l’aide personnalisée déguisée. Le DASEN nous a répondu qu’une "plus grande souplesse" est permise et que les textes seront appliqués.

Enfin, nous avons rappelé à nouveau que le mercredi après-midi devra rester un temps personnel des enseignants. A nouveau, et sans surprise, il nous a été répondu que les animations pédagogiques n’étant pas supprimées, elles auront sans doute lieu à ce moment-là. Entre les frais engendrés par les déplacements supplémentaires et/ou la garde d’enfants le mercredi matin, les animations peut-être l’après-midi, ou encore les incertitudes qui subsistent sur le temps partiel ou le mouvement départemental, nous avons fait remarquer que les collègues avaient de légitimes raisons de ne pas envisager cette réforme avec un enthousiasme débordant...

 

4 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 58

Bourse du travail 2, boulevard Pierre de Coubertin 58000 NEVERS

Tel : 03 86 36 94 46 courriel : snu58@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU de la Nièvre (58), tous droits réservés.