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19 mai 2013

Comité de suivi rythmes scolaires : satisfecits et... interrogations

Le premier comité départemental de suivi des rythmes scolaires s’est réuni jeudi 11 avril au lycée Raoul-Follereau de Nevers. Au delà de la satisfaction exprimée par le Directeur Académique, pas mal de points restent encore à régler, soulevés surtout par les représentants du SNUipp-FSU.

Ce comité de suivi, présidé par le DASEN, M. Stanek, est composé d’IEN, de représentants du personnel (SNUipp, SE-UNSA et SGEN-CFDT), des parents d’élèves (FCPE), de l’amicale départementale des maires, du Conseil Général, des associations complémentaires de l’école (ligue de l’enseignement, francas, PEP, ODCE), de la fédération départementale des centres sociaux, de la CAF, de la Préfecture et du service de la Jeunesse et des Sports (DDCSCP). A cette liste, le DASEN envisage à l’avenir d’ajouter la DRAC et des représentants du monde sportif. Une ou deux autres réunions devraient avoir lieu d’ici la fin de l’année scolaire, en plus du CDEN de début juin où sera présenté l’ensemble des organisations du temps scolaire des écoles nivernaises, dont les projets doivent "remonter" avant le 20 mai.

En préambule, le DASEN a tenu à afficher sa satisfaction de voir que 56 % des communes nivernaises, soit 67 % des élèves, ont décidé d’adopter la nouvelle organisation de la semaine en 2013. Un taux largement supérieur aux autres départements bourguignons et à la moyenne nationale. Il y voit "une dynamique positive" même s’il convient qu’il y a "encore du travail, des réglages à faire jusqu’à la prochaine rentrée". Concernant les dernières interrogations qui subsistaient, le DASEN a décidé que le RPI Druy-Parigny/Sougy adoptera les nouveaux rythmes dès 2013, au contraire d’Entrains/Nohain, qui a effectué une demande de report après la date limite, et du RPI Saint-Martin/Nohain-Suilly-la-Tour-Saint-Laurent l’Abbaye-Pougny, qui attendront 2014.

Au delà de la satisfaction du DASEN, partagée notamment par Colette Mongiat pour le Conseil général et par les représentants du SE-UNSA et du SGEN-CFDT, lesquels "se réjouissent" et "se félicitent" du nombre d’écoles entrant dans le dispositif en 2013, il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre d’interrogations subsistent.

Ainsi, Le SNUipp est intervenu lors de ce comité de suivi pour dire son inquiétude et sa circonspection. Rappelant que notre organisation syndicale avait toujours dit que, là où les conditions de la réussite de cette réforme étaient réunies, avec l’accord de toutes les parties, rien ne s’opposait à une mise en place des nouveaux rythmes en 2013. Ceci dit, nous avons exprimé notre surprise, suite aux nombreux échanges que nous avons pu avoir avec les collègues, et aux propos tenus lors de cette réunion, de constater que dans la majorité des communes ayant opté pour 2013, rien ou presque n’avait encore été prévu, en termes d’activités proposées, d’horaires, de recrutement ou de financement, pour les activités périscolaires.

D’où notre inquiétude car, à ce jour, nous n’avons aucune garantie d’activités de qualité, gratuites, encadrées par du personnel compétent, partout et pour tous les élèves. Un certain nombre de témoignages nous font craindre la mise en place d’une simple garderie, au mieux "améliorée", en guise d’activités péri-éducatives, faute de moyens financiers et/ou humains. C’est pour cette raison que nous avons exprimé lors de cette réunion notre crainte "que les orphelins de 16h30 ne deviennent des orphelins de 15 heures ou 15h30". Enfin, nous avons réitéré notre demande de prise en compte "des conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants".

L’amicale des maires de la Nièvre reconnait qu’il faut "laisser le temps de la mise en place" et "ne pas être trop exigeant la première année"... Ce qui les inquiète aussi, "ce sont les activités périscolaires" pour lesquelles ils craignent que beaucoup de communes "fassent de la garderie améliorée". Si eux-même le disent... A cela le DASEN répond que le TAP (temps d’accueil périscolaire) ne relève pas de sa compétence... Pourtant, on peut lire dans le dossier de présentation du Ministère que "les nouveaux rythmes donneront lieu à une meilleure articulation des temps scolaire et périscolaire. L’ensemble des activités proposées aux élèves au cours de la journée seront organisées de façon complémentaire grâce à un dialogue renouvelé avec les collectivités territoriales".

De leur côté, les représentants de la FCPE, plutôt favorables à la réforme, se disent, comme nous et comme ceux du SE-UNSA, également inquiets par rapport à la gratuité des activités proposées par les collectivités locales, et par rapport au rythme de l’enfant quand une commune décide de concentrer ses activités péri-éducatives sur une après-midi par semaine.

Le principal obstacle demeure le coût engendré par cette réforme. Ainsi, pour les circuits de transports, "il faut trouver les meilleures solutions au meilleur coût" (Colette Mongiat, conseillère générale), et "inscrire l’organisation de la semaine à l’intérieur des circuits" (M.P. Chaumereuil, IEN). Ce qui signifie, n’avons-nous pas manqué de le faire remarquer, qu’avec un tel cadre contraint, l’amplitude de la journée passée à l’école par les élèves ne changera finalement pas pour beaucoup d’entre eux...

De même, l’utilisation ou le recrutement d’animateurs, notamment en milieu rural, mais pas uniquement, pose problème, car, comme l’a souligné David Cluzeau pour la ligue de l’enseignement, il est difficile d’embaucher un animateur pour une heure d’activité par jour, ceci étant "compliqué à gérer en terme d’emploi et très précarisant".

Enfin, pour le Président départemental de la fédération des centres sociaux, Jean-Paul Fallet, "le projet éducatif doit être partagé" et il y a "nécessité de qualité". Pour cela, les associations complémentaires de l’école, pour lesquelles "il y a nécessité de se mettre tous ensembles pour réfléchir", sont disponibles pour aider, proposer des formations complémentaires pour les encadrants, organiser le périscolaire.

 

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