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17 juin 2013

CDEN : beaucoup d’approximations

Après le CTSD jeudi 6 juin, le CDEN s’est réuni ce vendredi 7 juin. A l’ordre du jour, règlement départemental des écoles, nouveaux rythmes scolaires, restructuration des RPI,...

En réponse à la demande de la FSU de la veille et en marge du CDEN, le DASEN admet qu’il faut plus de souplesse dans l’écriture de l’avenant au projet d’école sur la scolarisation des moins de trois ans. Nous attendons une note adressée aux écoles dans ce sens pour que chacun évalue la pertinence de ce document.

Pendant la réunion nous sommes revenus sur les questions de règlement des écoles et de rythmes scolaires. Nos suggestions de modifications du règlement ont été largement prises en compte et il sera réécrit de fond en comble l’année prochaine quand toutes les écoles passeront à 4,5 jours et que la loi de refondation de l’école sera promulguée. Reste la question de la responsabilité des directeurs pendant le temps d’activités périscolaires sur laquelle nous nous sommes montrés insistants par souci de clarification : répartition des élèves après les heures scolaires (TAP, APC, garderie, aide aux devoirs, car, accompagnement éducatif, remise aux parents...), sécurité des élèves et des locaux...

Sur les changements des conditions de travail liés à la réforme, le DASEN a confirmé son engagement de tenir un groupe de travail du CHSCT le 21 juin. C’est là que nous (ré)interviendrons sur l’utilisation des salles de classe tout de suite après les heures de cours, sur la pause méridienne sur la gestion des remplaçants, les temps d’animation pédagogique...

Nous sommes aussi intervenus sur la médecine pour nos élèves : tant du point de vue de la PMI que de la médecine scolaire pour lesquelles nous nous inquiétons de l’absence de recrutement suite aux départs en retraite.

Nous avons profité de la présence des élus locaux et de madame la préfète pour dénoncer les risques de "territorialisation" de l’éducation du fait des disparités importantes concernant les temps périscolaires.
Au prochain comité départemental de suivi de la réforme, nous aurons aussi à nous pencher sur la question de la prise en charge des enfants en situation de handicap pendant les TAP.
Les débats ont montré que nous sommes dans un système entre deux eaux, transitoire, encore avec des zones d’ombre et dans beaucoup d’endroits sans l’adhésion des enseignants, voire contre leur gré.

D’autres points étaient (ou ajoutés) à l’ordre du jour de ce conseil : la restructuration de regroupements pédagogiques intercommunaux autour de Dornes et de Lucenay-les-Aix. Les élèves de Magny-Cours ne dépendront plus du Collège Adam Billaut mais de celui de Saint-Pierre et donc de SN1 tout comme l’école André Cloix rattachée également à SN1 car elle inclut des élèves des CLIS de l’école de Loire.

Nous remercions les nouveaux DDEN de leur engagement.
Quant à la présentation de la politique du conseil général en matière d’éducation, nous ne discutons pas le bien-fondé des sommes investies mais rappelons que la décentralisation impose des transferts de charge pour lesquels on ne peut récriminer les enseignants (par exemple, les salles de sciences doivent être doublées pour répondre à une augmentation d’effectif par classe, les TICE demandent l’actualisation du matériel).

Déclaration de la FSU 58 :

La FSU s’est félicitée de la concertation avec de nombreux partenaires pour la “Refondation de l’école” ; la FSU ne se félicite pas de la faible prise en compte des apports de la première fédération de l’éducation nationale dont tous les protagonistes œuvrent pourtant dans l’intérêt, et des élèves et des personnels.

Le Snuipp-FSU se réjouit de voir les mots “tous capables” enfin retenus dans le projet de loi mais il est dubitatif
quant à l’enseignement d’une morale laïque,
quant au silence à propos des rased
quant à la remise à plat de la réforme des rythmes.

Les infirmières scolaires du SNICS-FSU (notre syndicat pour les infirmières scolaires) sont heureuses que les mots “accueil” et “écoute” figurent noir sur blanc dans leurs missions mais déplorent leur présence insuffisante dans les établissements.

Le SNES-FSU pour sa part s’inquiète, à l’approche du baccalauréat, des pratiques déjà évoquées lors du CTSD du 15 mars ; à savoir, la généralisation des épreuves de contrôle en cours de formation conçues et réalisées par les propres enseignants des élèves concernés qui, outre la surcharge de travail, relèvent plus de la sauce interne que d’un cadrage national.

Les collègues du SNESUP-FSU trouvent inouï que le ministère ne veuille toujours pas décrire clairement ce que contiendront les maquettes de formation des futurs étudiants de M2. Nous sommes au mois de juin...

D’ores et déjà, l’organisation prévisible a tous les atouts pour décourager voire dissuader les étudiants d’embrasser cette profession ; en effet, une diminution des heures de didactique des matières couplée avec la responsabilité d’une classe ne sont propices ni à un approfondissement des connaissances, ni à la disponibilité nécessaire à la gestion des élèves.

En ce moment, plus l’information est focalisée sur les rythmes scolaires dans le premier degré, moins elle l’est sur les futurs ESPE, les programmes, la sectorisation, les rased et la carte scolaire ; et que dire du mal-être de tous les personnels.

Et ce n’est pas le rapport de la cour des Comptes qui peut nous rendre optimistes.

“Méconnaissant volontairement les réalités, il préconise une affectation et une définition du temps de travail des enseignants par les directeurs d’école et les chefs d’établissement ”, et nous citerons ici l’analyse qui en a été faite par le SNPI-FSU, syndicat des Inspecteurs de l’Education Nationale de la FSU.
Je cite : “ l’organisation envisagée ouvrirait la porte au clientélisme et ne ferait qu’aggraver les inégalités entre territoires et établissements. Au lieu de s’intéresser à la question de la formation des enseignants afin de travailler à la réussite de tous les élèves, le rapport préconise une gestion opposant les enseignants entre eux et entérinant l’idée d’objectifs différents selon les élèves et les territoires scolaires.”

Ce CDEN parlera beaucoup d’organisation (règlement, emploi du temps..). Mais ce dont ont besoin les fonctionnaires de l’Education nationale, c’est surtout d’aide au quotidien pour pouvoir faire classe, pour pouvoir accueillir et écouter les élèves et leurs familles dans de bonnes conditions. Ils ont aussi besoin d’être accompagnés tout au long de leur carrière dans le respect de leurs droits, notamment en tenant compte des dispositions auxquelles ils peuvent prétendre pour exercer leurs missions légalement, condition sine qua non de la qualité de notre service public d’éducation.

 

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