www.snuipp.fr

SNUipp-FSU de la Nièvre (58)

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
10 décembre 2013

Audience : le SNUipp-FSU 58 reçu par le DASEN

Jeudi 21 novembre, le SNUipp-FSU 58 a été reçu en audience (demandée depuis le... 4 octobre) par le DASEN pour parler rythmes, scolarisation des moins de 3 ans, PDMQDC, journée de rattrapage, programmes, direction, relations personnels/DSDEN... Une audience pendant laquelle les deux représentantes du SNUipp-FSU ont expliqué au Directeur Académique pourquoi les collègues nivernais n’ont pas le sentiment d’être entendus et considérés. Compte rendu.

Rythmes scolaires

Le comité d’appui des rythmes, réuni mardi, nous a inspiré deux remarques :
1. Le Directeur Académique rend des visites dans les localités où la mise en place des TAP (temps d’activités périscolaires) se passe plutôt bien. Et ce souvent grâce à un maillage associatif et une pratique du périscolaire prééxistants aux TAP.
Il nous explique son intention d’aller partout et pas seulement dans les communes de premier rang mais il ne se rend que là où les maires le convient.
2. Nous rappelons notre constat quant aux inégalités entre les territoires. Par exemple, entre les municipalités dotées d’un service “éducation” qui disposent de coordonnateurs et les autres dont la charge des TAP incombe au seul conseiller municipal chargé des affaires scolaires.

Nous avons dit notre crainte que les TAP ne « déshabillent » l’Ecole. Si nous souhaitons que les TAP constituent un temps éducatif de qualité, que la co-éducation se mette effectivement en place, ne serait-il pas plus judicieux pour autant qu’un autre ministère que celui de l’Education Nationale se charge de cette mission (la Direction Départementale pour la Cohésion Sociale et la Prévention des Populations par exemple) ?
Ainsi, nos conseillers pédagogiques pourraient-ils retourner à leur mission initiale de formateurs d’enseignants (cf compte rendu du comité d’appui du 19/11/2013), les IEN étant missionnés pour l’aide à la mise en place des TAP.

Autre question que nous avons soumise, comment sont pris en compte les dépassements des 24 heures légales hebdomadaires par les TRS et remplaçants ? Cette question avait déjà été posée par deux fois par la FSU lors des comités de suivi des rythmes de septembre et d’octobre.
Réponse de Mme Malvy, secrétaire générale : les collègues remplaçants équilibrent leur temps de travail en fonction de l’intérêt du service (à priori d’un mois sur l’autre) ; quant aux TRS, le temps de service est censé avoir tenu compte de tous les paramètres...

Nous avons également rappelé que nous ne faisons pas "le deuil du samedi matin" dans la mesure où il s’agit d’une pression que le DASEN a fait exercer sur les municipalités par l’intermédiaire des IEN, en leur faisant comprendre que s’ils en faisaient la demande, celle-ci serait refusée. Le SNUipp 58 demande à ce que la souplesse dont parle Vincent Peillon soit la règle dans la Nièvre également.
Les textes disent qu’il faut une dérogation et une obligation de PEDT pour les communes qui opteraient pour le samedi matin. Pas étonnant que personne ne s’y hasarde ! A ce jour, 95% des communes qui ont envoyé leurs horaires ont opté pour le mercredi, 5% n’ont pas répondu.

Enfin, nous avons réitéré la demande du SNUIpp-FSU concernant les APC, qui doivent être déterminés tant en terme d’horaires qu’en terme de contenus par les équipes enseignantes. Réponse : toute situation (désaccord sur les horaires) signalée est étudiée et les écoles qui auraient des soucis en la matière peuvent en faire part.

Scolarisation des moins de 3 ans


Nous avons fait remarquer que la circulaire ministérielle concernant la scolarisation des "tout petits" n’est pas appliquée dans la Nièvre en terme d’effectifs, encadrement, espace, etc... La direction académique a conscience de la nécessité de former les agents territoriaux, d’où l’invitation du personnel municipal de la ville de Nevers à la conférence de l’IPR, Mr Houchot, sur la scolarisation des moins de 3 ans. Nous demandons que l’Education Nationale donne l’exemple en tenant compte de cette spécificité au moment de la carte scolaire et souhaitons, dans un premier temps, être destinataires des chiffres par école de la scolarisation des moins de 3 ans (dernière remontée d’effectifs au 14/11).

Dispositifs PDMQDC (plus de maîtres que de classes)


Nous demandons l’extension de ce dispositif. Cependant, il faut le déployer en ne le détournant pas de son objectif initial. En effet, il ne doit pas venir en compensation de suppressions antérieures de postes ou de situations d’effectifs tendus. Ces situations doivent être réglées en amont par les opérations de carte scolaire.
Nous avons dénoncé la charge de travail de ces collègues, alourdie inutilement par la demande de production de documents trop importante et trop réitérée.
Monsieur Gien répond que rien n’est remonté dans ce sens lors des réunions avec les PDMQDC – à croire que les collègues ne se confient qu’aux représentants du personnel - et il souligne le changement des situations d’élèves et la nécessité de faire évoluer les documents pour éviter une “banalisation et une rigidification de fonctionnement”.
Le Directeur Académique indique que ces postes sont “révisables”, c’est-à-dire susceptibles d’être "déplacés" chaque année ! Nous avons objecté qu’une année scolaire ne suffit pas à prouver le bénéfice du dispositif mais que l’action de ce dernier doit s’inscrire dans la durée.
Le SNUipp a salué l’initiative qui a consisté à associer les directeurs à la formation avec le souhait de voir celle-ci placée dès la fin du mouvement de préférence (pour des raisons évidentes d’organisation au sein de l’école).

Journée de rattrapage


Nous avons rappelé que cette journée a donné lieu à beaucoup de confusion et tous les cas de figure avaient été insuffisamment envisagés, ce dont convient le Directeur Académique.
Le rattrapage entre le jeudi (pour notre département) et le lundi nationalement a provoqué le flou pour les collègues jusqu’au dernier moment.
Une clarification s’impose pour la demi journée du 11 juin.
Nous avons demandé que les personnels à temps partiel ne travaillant pas le lundi et qui ont cependant travaillé le mercredi 13 novembre (et qui avaient pour beaucoup travaillé également le lundi de prérentrée...) aient la possibilité de récupérer cette journée… Réponse du DASEN : “les personnes concernées apprécieront et s’adresseront à leur IEN pour se voir “rendre” cette journée”.

La consultation des programmes


Les délais de consultation ont été très courts dans la mesure où le calendrier des réunions était déjà très dense, et nous avons une nouvelle fois déploré qu’elle n’ait pas donné lieu à une journée banalisée. Ce moment n’a pas été aussi fructueux qu’il aurait pu l’être par manque de temps et nous sommes dubitatifs sur la manière dont le ministère tiendra compte des remontées. C’est pourquoi nous demandons à ce que la synthèse départementale nous soit restituée. “Nous étions dans une phase de rétro-planning très contraint dans la mesure où la création d’un Conseil National des Programmes impose un calendrier très dense” (DASEN).

Direction d’école


Nous avons interpellé le DASEN sur les conditions de travail des directeurs dont les temps de décharge dans notre département sont inexistants pour beaucoup ou limités à une journée, qui restent très difficiles. La préparation et la mise en place des nouveaux rythmes a alourdi encore leur mission.
De nouveau, nous avons demandé un allègement de l’envoi de courriels, d’enquêtes en tout genre, de la pression de délais très courts. Le DASEN s’engage à travailler cette question...
Nous avons rappelé aussi que leur disponibilité n’est pas totale et que certaines tâches ne relèvent pas de leur fonction (comme, par exemple, aller retirer un exemplaire de la Charte de la laïcité à la DSDEN ou au collège de secteur dans les 48 h).
Nous avons également interrogé le DASEN sur la part variable de l’indemnité de directeur qui, bien que mensuelle, n’est versée qu’à partir de novembre. Mme Malvy va se renseigner...

Relations DSDEN/personnels

Nous avons demandé à ce que les règles de communication qui ont été instaurées entre les représentants des personnels que nous sommes et les personnels administratifs de la DSDEN soient revues. En effet, celles-ci nous obligent à rédiger toute demande par courrier à l’endroit du DASEN et non au service concerné.

Nous avons donc expliqué au DASEN que nous avons toujours pu travailler dans notre département à taille humaine de manière fructueuse voire harmonieuse avec les services de la direction académique dans l’intérêt des collègues.
Les informations auparavant rapidement échangées avec les services de la DSDEN permettaient en effet de débloquer et faire avancer la situation des collègues.
Cette communication particulière semble n’être réservée qu’à de rares départements dont la Nièvre fait partie !

De même, beaucoup de décisions sont désormais prises en toute opacité sans consultation ni même information des représentants du personnel, comme les décisions de carte scolaire de cette rentrée ou la mise en place de quatre demi-postes d’animateurs TICE n’ayant fait l’objet d’aucune information et d’aucun appel à candidature.
Nous avons également signalé au DASEN que beaucoup de collègues sont déçus par le manque d’empathie et le mépris dont ils ont l’impression d’être l’objet.

Entre refus de détachements, refus de mise en disponibilité, refus d’avancement, refus d’annualisation de temps partiel, refus de la quotité de 80 % pour les temps partiels etc..., demandes qui sont acceptées... dans un certain nombre d’autres départements.
Autre exemple, le non versement de l’indemnité de suivi aux maitres-formateurs sur les années 2010-2011 et 2011-2012 du fait de l’ interprétation restrictive d’un texte … et ce, encore une fois, dans la Nièvre et pas dans tous les départements.

En somme, un climat de suspicion permanente à notre égard alors que dans le même temps on nous demande d’assurer notre travail dans des conditions difficiles en termes de salaire, d’effectifs et d’investissement dans la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. C’est une des raisons pour lesquelles le SNUipp-FSU appelle les personnels à la grève le 5 décembre prochain !

 

7 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 58

Bourse du travail 2, boulevard Pierre de Coubertin 58000 NEVERS

Courriel : snu58@snuipp.fr

Lundi, mardi, jeudi, vendredi de 8h30 à 17h (en dehors et pendant ces horaires nous sommes joignables par téléphone au 03 86 36 94 46)


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU de la Nièvre (58), tous droits réservés.