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17 mars 2014

Rythmes : le contre rapport du SNUipp-FSU

Une bonne réforme, une réforme réussie, c’est une réforme qui s’appuie sur ceux qui sont chargés de la faire vivre au quotidien : les enseignants des écoles. Or, que ce soit pour 2013 ou que ce soit pour la préparation du passage à 2014, cette réforme se fait sans les enseignants, parfois contre eux et n’a pas été articulée avec des mesures significatives pour le métier en terme de temps, de salaires et de formation continue. Pour faire avancer ces sujets, le SNUipp-FSU a décidé de leur donner la parole. Il a rendu public le 12 février le point de vue de 8 000 enseignants et équipes d’écoles dans un « contre-rapport » remis au ministre lors du Comité national de suivi.

Au final, c’est un sentiment d’insatisfaction qui prédomine. Même si des enseignants témoignent de réussites, fruit généralement d’une concertation approfondie s’appuyant sur une expérience et des moyens pour le périscolaire, la majorité fait état d’un vrai mécontentement : ils ont le sentiment d’être perdants sans pour autant que les enfants soient systématiquement gagnants : conditions de travail dégradées, impact sur la vie personnelle.

Ainsi, 75 % des enseignants relatent une dégradation de leurs conditions de travail. Partage non concerté des salles de classes, animations pédagogiques placées le mercredi après-midi, multiplication de réunions pour réguler les transitions prises sur leur temps personnel, temps des APC ...et cela s’ajoute au déclassement salarial vécu par la profession.

Selon les enseignants, l’amélioration des conditions d’apprentissages des élèves n’est pas aujourd’hui au rendez-vous. Seuls 22 % d’entre eux estiment que c’est mieux. Pour le SNUipp-FSU, une réforme des rythmes ne peut, à elle seule, apporter une réponse satisfaisante à la réussite des élèves ; Les enseignants le confirment et estiment que programmes, baisse des effectifs, Rased, formation, plus de maîtres que de classes, sont déterminants pour une meilleure réussite des élèves.

Pour autant, des enseignants témoignent de réussites. Nous sommes d’ailleurs les premiers à nous en réjouir. Elles correspondent le plus souvent à un travail de concertation approfondie, à une prise en compte de l’avis des enseignants, dans des villes avec un tissu associatif développé, ou avec une grande expérience du périscolaire. Elles correspondent aussi à des villes de petites tailles avec une petite masse d’élèves et un petit nombre d’écoles où les mairies ont fait le choix d’investir financièrement à la hauteur nécessaire pour réussir. Cela montre qu’il est indispensable que l’Etat fournisse un financement pérenne sur tout le territoire, seul garantie de l’équité.

Ces réussites ne semblent pas servir d’exemple ailleurs. Au final, le sentiment de gâchis prédomine. La réforme agit comme un levier de découragement là où au contraire notre profession a besoin d’une reconnaissance mobilisatrice.

PLUS PARTAGÉS DANS LA NIÈVRE

Dans la Nièvre, les résultats de l’enquête du SNUipp-FSU sont plus partagés. Ainsi, la moitié des enseignants nivernais qui ont répondu à l’enquête estiment que leurs conditions de travail sont plus « insatisfaisantes », contre 75 % au niveau national. De même, 46 % d’entre eux jugent que les conditions d’apprentissage des élèves se sont dégradées, contre 41 % qui les trouvent plus satisfaisantes. Par contre, pour la majorité (54 %), le climat scolaire (attention, fatigue, ambiance) s’est dégradé. Un ressenti qui peut s’expliquer par le surcroit de fatigue des enseignants eux-mêmes. Eux qui estiment, et c’est sans doute le principal enseignement à tirer de l’enquête, que leur temps de travail a plutôt augmenté (pour 42 %), ou est resté le même (50 %). Enfin, pas de changement constaté non plus chez les nivernais ni pour le travail en équipe (pour 54 %), ni dans les relations avec les parents, 30 % les jugeant même moins satisfaisantes.

Programmes : pas avant 2016 ?
Les nouveaux programmes du primaire, qui doivent normalement être mis en place à la rentrée 2015, pourraient être reportés à la rentrée 2016. Le ministre donnera sa décision "dans les prochains jours". Le SNUipp-FSU demande à défaut de nouveaux programmes un toilettage des programmes de 2008 pour la rentrée.

 

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