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26 mai 2014

Un enseignant nivernais sur quatre en grève

Pour le SNUipp-FSU, la perspective d’un gel des salaires jusqu’en 2017 est purement inacceptable. Pour défendre leur pouvoir d’achat, 25 % des enseignants nivernais étaient en grève jeudi 15 mai.

200 enseignants du premier degré avaient envoyé leur déclaration d’intention sur un peu moins de 800 collègues qui devaient réglementairement le faire (le nombre de classes du département), ce sont donc plus de 25 % des profs des écoles du département qui étaient en grève ce 15 mai. Et à Nevers, ce sont près de 600 manifestants qui ont défilé de la bourse du travail à la place de la résistance.

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Le SNUipp, avec la FSU, poursuit ses actions, dans une démarche syndicale la plus large possible, pour contraindre le gouvernement à réorienter ses choix en matière économique et sociale.
C’était le sens de cette journée d’action et de grève dans la Fonction publique où la politique d’austérité se traduirait par un gel des salaires sans précédent pendant 7 années, de 2010 à 2017 ! Pour le SNUipp-FSU, c’est totalement inacceptable !
Sur ce sujet essentiel et sur l’emploi public, l’unité la plus large a pu être réalisée pour exiger des mesures d’urgences notamment une revalorisation immédiate du point d’indice, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la création d’emplois statutaires pour faire face aux besoins... afin que les missions de service public puissent s’exercer dans des conditions décentes.

Le discours de la FSU :

Le 18 mars, la FSU appelait à la grève pour la défense des services publics !
Le 18 mars, la FSU appelait à la grève pour la défense de la fonction publique.
Le 18 mars, la FSU appelait pour la défense des fonctionnaires ! Pour vous !
Aujourd’hui la FSU se réjouit de l’élargissement de ce mouvement.

Si les motifs restent les mêmes, nous pouvons, pour ce qui est des actes du gouvernement, parler de « sur-accident » ;
Même après la défaite aux élections municipales, le gel du point d’indice n’est pas abandonné mais pleinement assumé.
Ce gel du point d’indice aggrave pourtant la perte du pouvoir d’achat pour tous. Depuis 2000, nous avons perdu l’équivalent de deux mois de salaire par an du fait des effets conjugués de ce gel et de l’augmentation des retenues pour pension.
L’autre incidence de ce gel est qu’il pénalise d’abord les jeunes en début de carrière. Et cela a pour conséquence la pénurie des vocations : un prof en début de carrière touche 1 300 euros après 5 ans d’études supérieures.
La détérioration des conditions matérielles touche le cœur de nos métiers et crée des situations intenables pour les agents. Ne pas être payé à la hauteur de ce qu’on estime normal, voire minimum a des conséquences sur l’estime de soi, sur l’intérêt que l’on porte à son travail et donc sur le service rendu au public.
Parlons maintenant de la précarité. Car nous n’oublions pas qu’il y a des travailleurs pauvres dans la fonction publique. Temps partiel imposé, vacations, non titularisation, la situation de nombreux agents se détériore toujours.
Nous refusons que l’État continue de faire porter l’effort de l’austérité sur eux et sur nous tous en général ...
Qui peut croire que le seul effort des fonctionnaires, comme de l’ensemble des salariés, et maintenant des retraités, va combler un déficit ? Alors que cela fait des années qu’ils payent déjà pour enrayer une crise dont les causes sont d’abord liées à la mainmise de la finance sur l’économie. Au contraire, c’est par des investissements pour moderniser les services publics et la fonction publique que l’État contribuera à sortir de la crise et à relancer l’emploi.

 

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