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SNUipp-FSU de la Nièvre (58)

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31 octobre 2014

Formation : toujours en berne

Le conseil de formation départemental, (enfin) réuni le 7 octobre, était conduit par M. Gien, IEN adjoint au DASEN, en l’absence du Directeur académique et de la Secrétaire Générale. Absences que nous regrettons, car elles n’aident pas à la prise de décision… A l’ordre du jour : bilan de la formation continue 2013- 2014 et présentation du plan départemental de formation 2014-2015. Une formation continue toujours réduite à la portion congrue, malgré les promesses. En tout cas, une nouvelle fois, les représentants du SNUipp-FSU 58, les seuls à avoir proposé des questions diverses remontées du terrain, sont intervenus tout au long de ce conseil de formation tant pour dénoncer cette formation « au rabais » que pour interpeller l’administration sur un grand nombre du sujets, notamment la formation des stagiaires.

Pour ce qui concerne la formation continue 2013/2014, le bilan est vite fait : très peu de jours de stages, l’immense majorité d’entre eux à public désigné (directeurs, ASH, etc...), dont quasiment la moitié dédiés à la formation des stagiaires. Et encore, le stage directeurs sur la circonscription de Château-Chinon Morvan n’a pas eu lieu, suite aux mauvaises conditions climatiques ( !) mais surtout du manque de moyens de remplacement. Une situation qui risque de se reproduire, voire de s’aggraver cette année en raison du manque de personnels...

Cette année scolaire, le choix de stages prévus au plan de formation est une nouvelle fois bien limité, quasi uniquement à public désigné, et très ciblé « ASH » : directeurs, scolarisation des moins de 3 ans, PDMQC (plus de maîtres que de classes) , CAFIPEMF (les mercredis après midi...), CAPASH , ASH, autisme, IME, CLIS, SEGPA, PPRE passerelle...
En fait, seuls trois stages avec appel à candidature ont été proposés : école et cinéma (il reste 2 places, contacter directement Philippe Thémiot), USEP (voir avec Florence Gouel, déléguée départementale) et ODCE (contacter Marion Bertin-Sihr).

A noter qu’une action conjointe entre la DSDEN, CANOPE (ex CDDP) et le rectorat à permis d’équiper, sous forme de prêt, en tablettes numériques quatre écoles du département : Lormes, Dornes, Charrin et la maternelle Lund à Nevers. En amont de la réception des tablettes, une formation est prévue pour les enseignants concernés avec un animateur TICE et un conseiller pédagogique (les enseignants de Garchizy, pourvus d’un matériel différent, pourront quand même prétendre à la formation). Le but est d’inciter à terme les collectivités à investir dans les tablettes numériques. Si la démarche est intéressante, l’ampleur du déploiement du dispositif reste très faible. Et les moyens de certaines communes plutôt limités...

Parmi les conférences proposées, une retient notre attention : celle organisée conjointement par la DSDEN et la MGEN sur les tensions professionnelles (titre officiel : "Comprendre et prévenir en équipe, les situations de tension professionnelles"), qui aura lieu le mercredi 12 novembre après-midi à l’amphithêatre de l’ESPE (ex – IUFM) à Nevers. Julie Ceselli, consultante psychologue qui travaille avec la MGEN, exposera ses travaux et ensuite des échanges s’organiseront. Une belle occasion à saisir, de parler enfin des difficultés de notre métier, de nos conditions de travail, du besoin de reconnaissance de la part de notre hiérarchie, etc... Autant de sujets que le SNUipp-FSU 58 met sur la table depuis quelques années, notamment dans le cadre de son « chantier travail ». 92 places sont à pourvoir, inscriptions sur le site de la DSDEN 58 jusqu’au 5 novembre.

Mme Chaumereuil, inspectrice en charge de la formation, nous a présenté les parcours « m@gistère » pour cette année. De trois parcours l’année dernière, nous aurons cette année le choix entre neuf parcours supplémentaires (compter à la maternelle, calcul mental, enseigner l’énergie au cycle 3, géographie, histoire, ASH, art visuel, langue, vocabulaire...). L’offre est plus ouverte mais le dispositif reste le même...
D’après l’administration, tous les enseignants ont participé à M@gistère aux trois parcours proposés l’année dernière... L’administration considère que les enseignants sont des « cadres autonome » et qu’il leur appartient de gérer la formation M@gistère comme de l’auto-formation et que par conséquent « aucune vérification ne sera faite ». Les parcours d’autoformation pourront cependant être abordés lors des inspections. Plusieurs inscriptions (deux pour le moment) seront possibles en novembre, pour un dispositif qui « devrait » démarrer en décembre.
Mme Gien rappelle que certains collègues font la formation en équipe et valorise cette manière de faire. Mr Gien rajoute que l’échange entre collègues est très important. Le SNUipp-FSU note l’évolution après avoir dénoncé l’individualisation et l’isolement induits par M@gistère. Peut-être allons-nous revoir bientôt la formation continue à l’ESPE avec des échanges de pratiques entre collègues ?
Les PEFS (stagiaires) auront leurs droits ouverts sur l’ensemble des parcours, et pourront choisir des parcours au-delà des 4 heures et demi qui leurs sont demandés d’effectuer. Comprendre donc se former sur leur temps personnel... dont ils ne disposent pas.

Il y a cette année deux « variétés » (sic) (au SNUipp-FSU 58, nous disons « promotions ») de professeurs des écoles stagiaires (PEFS). Une promotion à temps plein dans une classe, avec 8 jours ( !) de formation au cours de l’année à venir (comment peut-on parler de « formation » ?), une autre à mi-temps en classe et mi-temps en « formation ».
Pour ces derniers, Le SNUipp-FSU 58 a rappelé la lourdeur de l’année et la surcharge de travail, à tel point que deux PEFS ont déjà démissionné dans notre département depuis le début de l’année... La formation qui leur est imposée semble également parfois incohérente, et préparée dans la précipitation. Par exemple, certains stagiaires doivent suivre des cours qu’ils ont déjà suivis l’année dernière, ou rendre un mémoire qu’ils ont déjà rendu... Et que dire du fait qu’on leur demande de se rendre dans leur école les mercredis où ils n’ont pas classe !
Le SNUipp-FSU 58, qui avait déjà soulevé cette question par courrier, estime que cela engage la question des responsabilités pendant le trajet, des frais occasionnés ou de l’équipement des écoles. Pour l’IEN chargée de la formation, c’est un moment de formation, d’échanges, d’observation, de vie d’équipe. Et puis, « c’est le recteur qui l’a dit »... Pour le SNUipp-FSU 58, il est hors de question de l’imposer aux PEFS.
De plus, certains PEFS subissent une inégalité quant à leurs obligations de service en particulier sur les APC. Certains départements ont levé les obligations de services d’Activités Pédagogiques Complémentaires pour les professeurs des écoles stagiaires pour cette année. Notre département avait fait de même pour les « PE2 », en 2009-2010. Le SNUipp-FSU 58 a donc demandé qu’il en soit de même cette année, dégageant ainsi du temps pour la préparation de la classe et/ou à la formation, ce que le directeur académique a refusé, arguant que les APC font partie de la « formation » et du travail du professeur des écoles stagiaires. Elles sont aussi « une variable d’ajustement » si certains PEFS sont en sur service (52 % devant élèves). Il feront alors moins d’heures d’APC pour compenser. Une position administrative pour le moins étonnante et à l’encontre des textes en vigueur sur l’organisation du temps de service.

Enfin, le ministère a créé l’indemnité de formation ("IFF") qui sera versée à partir de novembre, indemnité annuelle de 1000 € mensualisée. Les PEFS à mi-temps peuvent prétendre à l’indemnisation de leurs déplacement dès lors qu’ils se rendent à l’ESPE pour leur formation. Ils y ont droit si leur domicile et leur école de rattachement ne sont pas situées sur la même commune que l’ESPE ou sur une commune limitrophe desservie par des moyens de transport publics. Malheureusement, les restrictions "résidence familiale et école de rattachement" et « communes limitrophes » limitent fortement les possibilités d’indemnisation. les PEFS (mi temps) peuvent aussi prétendre à l’indemnisation de frais de déplacement dans le cadre du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’État et de l’arrêté du 20 décembre 2013. Les PEFS auront donc le choix entre l’ancienne indemnisation au km (+indemnité de stage) ou l’indemnisation de formation forfaitaire. En fonction de l’éloignement de l’ESPE du domicile et/ou de l’école de rattachement, l’une peut-être plus intéressante que l’autre. Pour profiter de l’ancienne indemnité, il faudra en faire la demande auprès de l’administration. Nous avons envoyé une simulation au PEFS pour illustrer les deux possibilités.

 

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