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7 novembre 2014

Comitié de suivi des rythmes : bons points distribués

Décidément, les comités départementaux de suivi des rythmes scolaires se suivent et se ressemblent. Chacun (ou presque) se félicite ou félicite les autres de la mise en œuvre de la réforme. Seuls les représentants du SNUipp-FSU 58 "osent" y apporter quelques bémols...

" Les choses avancent ", " plus facile ", " moins d’inquiétude " (DASEN), "satisfaction ", " hommage aux équipes enseignantes ", " bonne participation " (IEN), " on n’en entend plus parler, cela veut dire que la réforme est digérée " (Daniel Barbier, président de l’amicale des maires de la Nièvre). Force est de constater que, si le DASEN concède que "quelques ajustements techniques" restent à faire, la réforme des rythmes scolaires semble faire l’unanimité dans notre département.

Parmi ce concert de louanges, les représentants du SNUipp-FSU 58, sans remettre en cause la nécessité d’une réforme et sur certains points ses côtés positifs, sont bien seuls à émettre quelques réserves et à relayer les interrogations et le sentiment de nombre de nos collègues. Serions-nous les seuls parmi les délégués du personnel qui siègent dans cette instance à recevoir leurs doléances ? On n’ose le croire.

Pourtant, et c’est le premier point sur lequel nous sommes intervenus, des inégalités demeurent dans le département, que nous avons une nouvelle fois dénoncées. Quid en effet des communes, comme Marzy, qui n’ont pas encore mis en place d’activités périscolaires ? Quid des communes dont les NAP sont payantes pour les familles ? Si cela demeure minoritaire, il n’en reste pas moins que cette réforme accentue des inégalités territoriales déjà existantes.

De même, M. Barbier lui-même a exprimé son inquiétude quant à la pérennisation du fonds d’amorçage pour les communes, sans laquelle la réforme serait "foutue" (sic) selon lui. Malheureusement, d’après le projet de budget 2015, il semble que ce fonds ne sera pas reconduit l’année prochaine pour la grande majorité des communes... On est en droit d’être inquiets. Le financement des activités péri - scolaires a une autre conséquence que nous avons relevée : la baisse, à certains endroits, des crédits de fonctionnement sur le temps scolaire, voire une " économie " sur la durée de travail des ATSEM en temps scolaire, les budgets des communes n’étant pas extensibles.

Autres sujets sensibles sur lesquels nous sommes intervenus, la difficulté à gérer certaines classes en fin de semaine, notamment en maternelle (mais pas seulement). A ce sujet, une majorité des enseignants estime, et nous avec, que la réforme n’est pas adaptée à l’école maternelle. Nous sommes également revenus sur l’impossibilité dans notre département de choisir le samedi matin plutôt que le mercredi, pour des raisons pratiques et financières plus que pédagogiques. Nous nous sommes interrogés ( à haute voix ! ) sur l’amplitude de la journée de l’enseignant à l’école lorsque l’emploi du temps est tel que la pause méridienne va au-delà de la durée réglementaire. Difficile ici de concilier l’intérêt des personnels et celui de l’enfant ? Mme Gien ( IEN SN1) a précisé à Mme Bertin (SNUipp-FSU) qu’à Dornes, par exemple, les collègues étaient tous volontaires

Lors de ce comité, la FCPE 58 a présenté une enquête intéressante qu’elle a menée auprès des parents d’élèves de la Nièvre. Une enquête qui a donné lieu à des interprétations diverses, et dont les conclusions disent que la réforme des rythmes scolaires, pour les parents, doit être "améliorée" (47 %) ou "arrêtée" (36%). La majorité de ceux qui ont répondu estiment en effet que la journée de classe de leur enfant n’avait pas changé, qu’il était toujours fatigué, mais "heureux" de participer aux activités périscolaires. De même, 51 % des parents ont le sentiment que les résultats scolaires ne se sont pas améliorés, contre 33 % qui pensent le contraire.

Sur ce dernier point, le DASEN s’est félicité de ce résultat (33 %), ce à quoi nous avons objecté qu’il était bien difficile d’évaluer l’impact de la réforme, et qu’il fallait se garder de tirer des conclusions hâtives après un an de mise en œuvre. Pour ce faire, nous avons réclamé une étude sérieuse des conséquences de cette réforme sur les conditions d’apprentissage et les résultats des élèves.

Enfin, alors que la réunion tirait à sa fin, les représentants du SNUipp-FSU 58 ont souhaité revenir sur l’impact de la réforme sur les grands oubliés de ces comités, ceux dont on ne parle quasiment pas, ... les enseignants ! En effet, d’après une enquête de notre syndicat, 75 % des enseignants du primaire estiment que leurs conditions de travail se sont dégradées. sans parler du travail supplémentaire pour les directrices et directeurs d’école, et de l’impact sur notre vie personnelle en terme de temps et d’argent ! CQFD...

 

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