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  • rassemblement éducation prioritaire discours SNUipp-FSU
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  • lettre aux députés 14 11 2014
    Les députés nivernais mesurent-ils l’enjeu des décisions ? Le SNUipp-FSU leur a adressé ce courrier
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6 novembre 2014

Education prioritaire : le SNUipp-FSU dubitatif... + lettre aux députés

Et si les députés prenaient les choses en main car le DASEN prend des "engagements" 3 jours avant sa mutation ! Le SNUipp-FSU a écrit aux députés (doc joint) .
Mardi 4 novembre, une petite centaine de personnes sont venues exprimer leur opposition au projet de sortie de l’éducation prioritaire de cinq collèges nivernais, et des écoles des secteurs concernés. Un rassemblement unitaire plutôt réussi, suivi de la réception de délégations et de la tenue d’un groupe de travail. Un groupe du travail à la sortie duquel les représentants du SNUipp-FSU 58, qui y ont exprimé les doléances des collègues, élus et parents concernés et demandé la révision des mesures, étaient bien dubitatifs. La marge de manœuvre parait bien étroite, et les concessions du DASEN plutôt aléatoires...

Le groupe de travail était dévolu initialement et uniquement à l’entrée dans le dispositif de l’éducation prioritaire du collège Claude Tillier de Cosne, ce qui est tout à fait judicieux. D’après les éléments que nous a donnés le DASEN, seules les écoles primaires Franc Nohain et Pierre et Marie Curie de Cosne entreraient dans le dispositif. Les autres écoles, Pougny, Villechaud et Alligny-Cosne, en seraient exclues.

Mais le directeur académique a compris que, si nous approuvons bien évidemment cette décision, le vrai souci réside dans la sortie de cinq secteurs de collèges (Moulins-Engilbert, Lormes, Imphy, Montsauche et Fourchambault) qui implique de facto la sortie du dispositif de toutes les écoles ; or, et c’était le sens de notre intervention, nous contestons l’analyse qui est faite à partir des résultats des élèves de 3ème au Diplôme National du Brevet où une mixité sociale existe mais qui masquent les disparités des écoles ; c’était le sens de la lettre que nous avions envoyée au DASEN (voir en cliquant sur le lien) dès le 15 octobre dernier, dans laquelle nous lui demandions d’étudier également lors de ce groupe de travail la situation des écoles appelées à sortir du dispositif, et de faire remonter au Recteur nos doléances.

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rassemblement éduc prio 4-11-14

Alors que les représentants du personnel du SNUipp-FSU lui demandaient de dissocier les collèges et les écoles pour permettre à certaines écoles, aux difficultés avérées, de rester dans le dispositif, le DASEN invoque une directive nationale. Pour lui, c’est la règle, quand un collège sort du dispositif, toutes les écoles en sortent, et il n’est pas permis de déroger à cette règle : "je n’ai pas de marge là-dessus" a-t-il concédé.

Comme seule réponse, le DASEN dit vouloir “atténuer “ les effets de la sortie des réseaux par une "attention particulière" : maintien des coordonnateurs, maintien de la prime ZEP pendant trois ans (décision nationale). Le SNUipp-FSU 58 indique le côté aléatoire de cette bienveillance départementale. Pour combien de temps ? Ces promesses résisteront-elles aux prochaines cartes scolaires qui s’annoncent "délicates" selon le DASEN lui-même ? Quid des "seuils" d’ouverture et de fermeture ? Et quid des postes "Plus de Maîtres Que de Classes" ? Quand nous l’avons interrogé sur ce point, le DASEN n’a rien promis, se contentant de dire que le maintien "ne sera pas systématique", et que les effets de l’implantation de ces postes seront évalués tous les deux ans. Bref, nous ne nous berçons pas d’illusions... S’il affirme que ces suppressions annoncées n’auront "aucune conséquence à la rentrée", ce qui reste à démontrer, nous pouvons être légitimement inquiets pour les années suivantes...

La clause de sauvegarde de l’indemnité pour les personnes actuellement en RRS revient souvent dans la bouche du DASEN : les collègues conserveront leur régime indemnitaire pendant 3 ans … à charge pour eux d’envisager éventuellement d’ici-là une mutation dans un autre secteur d’éducation prioritaire s’ils (elles) le souhaitent. Le SNUipp-FSU n’a pas manqué de lui rappeler la bonne dernière place salariale des enseignants français dans le tableau européen. Les collègues en souffrance parlent plus de leur quotidien à venir et du travail qu’ils ne pourront plus faire que de la prime, même si elle n’est pas négligeable.

Le SNUipp-FSU attribue la déception des collègues surtout à la perspective du “ travail empêché “ (voir notre discours ci-contre prononcé lors du rassemblement). Nous avons évoqué la morosité des collègues qui voient la dégradation de leurs conditions d’exercice, et éprouvent le sentiment de ne pas être reconnus. Pour le DASEN, le ministère de la défense souffre plus que le nôtre...

Le DASEN explique que la sortie du dispositif "n’est pas la négation des difficultés et du travail qui a été fait" (encore heureux !), et qu’un dispositif d’éducation prioritaire a vocation à être repensé tous les 4 ou 5 ans, d’après ce qui a été dit au Ministère. Mais qu’en sera-t-il en cas de changement de gouvernement ?

Lors de ce groupe de travail, il a indiqué également la nécessité de scolariser les moins de 3 ans, en baisse à la rentrée dans le département, y compris en éducation prioritaire ! Une baisse qu’il explique essentiellement par la crise (les familles monoparentales rechigneraient à laisser leur enfant) et quelquefois par le manque d’enthousiasme des enseignants ( !) ; au contraire, nous lui avons rétorqué que les classes aux effectifs déjà chargés n’incitaient pas les parents à confier leurs enfants à l’école et que les conditions de la circulaire du 18 décembre 2013 n’étaient pas remplies (le sujet de la table ronde que nous co-organisons avec la FCPE 58 le 14 novembre à Varennes Vauzelles prend ici tout son sens). Et qu’à notre sens, les enseignants des écoles, malgré le peu de considération dont ils bénéficient, ne manquent pas, pour la plupart, d’enthousiasme !

Enfin, les délégués du SNUipp-FSU 58 ont déploré la non-entrée dans l’éducation prioritaire de La Machine et Cercy la Tour dont les chiffres (CSP) sont pourtant éloquents. D’après les critères et les documents du rectorat, ces deux collèges arrivaient dans le peloton de tête de ceux qui auraient du intégrer le dispositif. Réponse du DASEN : trop peu d’élèves concernés, trop petits établissements ! En effet, choix a été fait de privilégier les plus grandes structures. Pas très cohérent tout ça...

 

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