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25 mars 2015

Audience : le DASEN promet "bienveillance et responsabilité"

A leur demande, le SNUipp et la FSU ont été reçus jeudi 19 février en audience par Philippe Ballé, nouveau DASEN, et Mme Astier, secrétaire générale. L’occasion de faire le tour d’une actualité syndicale riche en sujets de tous ordres. Une heure et demi d’échanges au cours desquels les réponses apportées ressemblent davantage à une gestion de la pénurie qu’à de réels choix assumés.

Mobilité, demandes de temps partiel, de disponibilité, de détachement, confiance, reconnaissance, notre première intervention a porté sur nos conditions de travail qui se dégradent, avec ce sentiment de lassitude, voire de découragement, qui gagne nos collègues. Difficile de faire classe en ayant envie d’être « ailleurs », et ceci n’est bon ni pour les personnels, ni pour les élèves. Les stages de formation continue étaient aussi, quand ils existaient, une bouffée d’oxygène et l’occasion de se redynamiser avec des échanges entre pairs, des pistes de travail innovantes pour la classe...

Concernant les demandes des collègues (temps partiel, détachement, dispo, changement de département...), si le DASEN reconnait avoir "peu de marge de manœuvre", il promet d’examiner chaque situation avec "bienveillance" mais ajoute qu’il agira avec "responsabilité". Car cette question "renvoie à notre capacité à pourvoir les postes". S’il n’a pas de position arrêtée, il s’inquiète du manque d’attractivité de notre métier et de notre département : "La contrainte est forte..."
A ce sujet, nous lui avons rappelé la tenue de notre réunion d’info syndicale du 18 mars prochain sur les secondes carrières et la reconversion, qui répond à une demande forte de nos collègues. De même, nous lui avons fait part de notre projet d’organiser une "université de printemps" les 9 et 10 juin prochains à Nevers. A suivre...

Dans le même ordre d’idée, nous avons indiqué les motifs pour lesquels nous avons sollicité une audience en préfecture le jour de la grève du 3 février dernier, las de voir asséner à l’École une responsabilité et des missions dans l’acquisition de la citoyenneté alors que la problématique va bien au-delà de tout cela, qu’il s’agisse du domaine social, sanitaire, culturel ou économique. Las aussi de se voir assigner des tâches pour lesquelles il n’y a pas de reconnaissance salariale. Le DASEN approuve notre analyse et reconnait que pèse sur l’école "beaucoup de responsabilité" et que l’attente de la société en général est forte.

La situation de la médecine scolaire et des infirmières comme personnes assurant la prévention des différents mal être est évoquée. Un seul médecin scolaire dans le département à la rentrée prochaine ! La DSDEN est bien consciente du problème et recherche activement une solution au désert médical scolaire tout en estimant que le nombre d’infirmières est suffisant. Pour notre part, nous ne nous contentons pas de journées de permanence ici et là.

Autre sujet d’importance et ô combien d’actualité, la carte scolaire. Concernant l’éducation prioritaire, nous avons à nouveau évoqué les "écoles orphelines", celles dont le collège de rattachement sort du dispositif REP, mais dont les caractéristiques auraient du leur permettre d’y rester. Le DASEN nous répond que l’enveloppe budgétaire est contrainte, mais confirme pour ceux qui sortent du dispositif le maintien des coordonnateurs et une attention notamment en terme d’effectifs. A voir.

L’accueil des moins de 3 ans préoccupe également le SNUipp-FSU car rien ne laisse augurer une amélioration au vu des effectifs dans certaines écoles maternelles, aux antipodes des préconisations de la circulaire du 18 décembre 2013 … Et que dire des conditions matérielles conseillées aux mairies ! Cela constituera " un point de vigilance " pour le DASEN d’autant plus que le recteur est attaché à cette scolarisation : cela tomberait bien s’il n’y avait pas les « effets de seuil structurel » et " la contrainte par rapport à notre carte scolaire " : tout le problème est bien là ! Le DASEN insiste sur l’importance d’organiser cette scolarisation en direction des populations les plus "éloignées" de l’école. Nous indiquons le fait que la paupérisation touche aussi des populations qui n’habitent pas exclusivement dans des quartiers sensibles.

Concernant les écoles de Nevers, nous trouvons anachronique qu’une école puisse subir des mesures de carte scolaire (" compte tenu de la baisse de population, on aura certainement des mesures de carte sur Nevers " reconnait le DASEN) par rapport à ses prévisions d’effectifs actuelles, sans tenir compte de ce que sera la future entité dans la recomposition du paysage scolaire municipal. " Dans tous les cas, c’est compliqué " reconnait-il encore, en nous assurant ne pas en savoir plus que nous, sinon que le Maire dévoilera son projet le 13 mars. Et lancera ensuite une grande concertation. Chacun appréciera la chronologie ! Face à " l’inquiétude des collègues " que nous avons relayée, le DASEN affirme que tout sera fait pour permettre aux enseignants touchés par une mesure de carte scolaire, " de rester à Nevers ", y compris en récupérant si besoin les postes libérés par les stagiaires.

Nous avons également évoqué la situation et le contexte particuliers des écoles de Château-Chinon et insisté sur l’utilité de maintenir des postes classes pour un accueil bienveillant. Le DASEN dit vouloir être vigilant, "accompagner les collègues" mais explique que la réflexion s’oriente plutôt vers l’implantation d’un PMQC (plus de maîtres que de classes). Nous avons fait remarquer que l’implantation de ce type de poste ne devait pas se faire une nouvelle fois en compensation d’une mesure de carte scolaire comme nous en avons quelques exemples. Des mesures qui seront étudiées à compter du 30 mars selon le nouveau calendrier qui nous a été communiqué (voir au bas de la page).

Le SNUipp-FSU avait fait de nombreuses propositions lors du dernier groupe de travail traitant de l’allègement des tâches administratives des directrices et directeurs d’écoles, sans en épuiser le sujet faute de temps. Comme convenu lors de cette réunion, un second groupe de travail aura lieu le vendredi 27 mars.

Autre sujet qui nous tient à cœur, la formation initiale, insatisfaisante à nos yeux dans sa forme actuelle. Nous avons à nouveau demandé, comme nous l’avions déjà fait l’année dernière, que les futurs PE stagiaires puissent bénéficier de périodes de stages massés dans les différents cycles, plutôt que d’être toute l’année à mi-temps dans la même classe. Ce qui libèrerait des postes et des services, et permettrait la tenue de stages de formation continue. Proposition qui semble recueillir l’approbation de notre DASEN, qui l’avait mis en place dans son département d’origine, mais qui ne correspond pas selon lui à " la politique académique " choisie par le Rectorat. Nous ne désespérons pas de faire bouger les lignes !

Même constat pour les règles du mouvement départemental, où ce sont cette fois-ci les consignes nationales qui empêchent, comme le SNUipp-FSU le réclame à cor et à cri depuis plusieurs années, une véritable deuxième phase du mouvement avec saisie des vœux. Le souci d’équité et de transparence préside à cette revendication. Là encore, nous ne désespérons pas d’y parvenir en 2016 !

Enfin, deux points concernant le second degré ont été soulevés. Le premier au sujet des grafittis au lycée Raoul Follereau de Nevers. Le DASEN espère que l’on est sorti par le haut de cette histoire et indique qu’un travail de fond est mené, avec notamment la venue de Génia Oboeuf, déportée, programmée avant les événements. La FSU insiste sur la nécessité de la présence d’adultes en nombre suffisant pour encadrer les élèves et rappelle la suppression de plus d’un poste et demi d’assistant d’éducation ainsi que d’un CPE en 2011. Le DASEN dit ne pas pouvoir mettre un adulte dans chaque couloir et parie sur la responsabilisation des élèves. « On y fera attention », dit-il.

Enfin, nous avons témoigné de la vive inquiétude de nos collègues de collèges qui dans certaines disciplines (en particulier en SVT) s’inquiètent des annonces de suppression de postes. Perdre son poste est un bouleversement pour la vie de nos collègues, mais se rendre compte qu’il risque de ne pas y avoir de point de chute à proximité est fortement anxiogène. Nous avons donc demandé au DASEN d’étudier les possibilités de postes ouverts au mouvement en parallèle des décisions de suppression de postes. Il nous semble impératif qu’aucun collègue ne se retrouve TZR ou contraint de quitter le département (une aberration quand on sait les difficultés pour stabiliser des collègues dans notre réseau de collège). Le DASEN promet une grande vigilance, "il devrait y avoir moyen de s’arranger" nous dit-on... On ne demande qu’à le croire.

Pascale Bertin et Christophe Bolle

Calendrier :
30 mars : groupe de travail carte scolaire premier degré.
2 avril (repli le 10 avril) : CTSD carte scolaire premier degré.
7 avril (repli le 14 avril) : CDEN.
9 avril (repli le 16 avril) : CAPD mesures de carte scolaire.

 

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